Le marché immobilier français a connu d’importantes évolutions en 2024, entre baisse des prix, ralentissement des transactions et tension sur la location. Après une année 2023 marquée par la hausse des taux d’intérêt et un attentisme généralisé, 2024 s’impose comme une année de transition.
L’analyse de Bien’ici, plateforme de référence des annonces immobilières, met en lumière les principales tendances du marché et dessine des perspectives encourageantes pour 2025. Qu’il s’agisse du marché de la transaction, de la location ou de l'immobilier neuf, chaque segment présente ses défis et opportunités.
Un marché de la transaction en ralentissement mais stabilisé
Après une forte contraction en 2023, le marché immobilier transactionnel a montré des signes de stabilisation en 2024. Le volume de transactions est estimé à 780 000 ventes par les notaires, en recul par rapport aux 900 000 ventes enregistrées l’année précédente, mais labaisse des taux d’intérêtet l’ajustement des prix immobiliersont permis de redonner du pouvoir d’achat aux acquéreurs.
📉Chiffres clés du marché de la transaction immobilière :
■ Baisse de 1,3 % du prix moyen au m² affiché au niveau national.
■ Offre en recul de 5 %, avec un impact plus marqué sur les appartements (-8 %).
■ Allongement des délais de diffusion (+9 jours en moyenne), signe d’une demande encore prudente.
Le marché semble donc se stabiliser, avec une demande qui pourrait repartir à la hausse en 2025si la baisse des taux se poursuitet queles acheteurs retrouvent confiance.
Un marché locatif sous pression
Lapénurie de logements disponiblesà la location a accentué la tension sur le marché locatif en 2024. Avec une offre en baisse de 6 % et une demande toujours dynamique (+1 %), la rareté des biens entraîne uneaugmentation mécanique des loyers.
🏠Tendances majeures du marché locatif :
■ Hausse des loyers affichés de 2,5 % en moyenne, avec des pics à +16 % à Angers et +11 % à Marseille.
■ Tension locative accrue en Île-de-France et dans les grandes métropoles.
■ Retrait progressif des logements énergivores (DPE F et G) du marché locatif, accentuant la rareté de l’offre.
Le gouvernement a réaffirmé sa volonté de conserver lecalendrier énergétiqueinterdisant progressivement la location des passoires thermiques. La crise locative pourrait encore s’aggraver en 2025. Toutefois, une amélioration du marché de la transaction pourrait favoriser un retour progressif de l’offre locative avec ledépart de certains locataires vers la propriété.
L'immobilier neuf en quête de relance
Le secteur de la construction neuve a connu une année contrastée en 2024. Si laconjoncture reste complexe, plusieurs indicateurs laissent entrevoir une possible relance en 2025. La production de logements neufs a ralenti, avec 14 700 mises en vente au 3èmetrimestre, soit une baisse de 6 % par rapport à 2023. Néanmoins, le secteur conserve son attractivité, notamment dans certaines zones dynamiques.
🏗️Évolutions clés pour l'immobilier neuf :
■ L’offre de logements neufs disponibles sur Bien'ici a reculé de 5 %, mais certaines villes affichent une activité stable.
■ La demande a diminué de 20 %, bien que des besoins restent forts dans les grandes métropoles.
■ Les prix des logements neufs affichés progressent de 3 %, confirmant une attractivité maintenue.
Si lafin du dispositif Pinela pu freiner certains investissements, les professionnels du secteur espèrent unsoutien accru des pouvoirs publicset une baisse des taux de crédit pour relancer la construction. Les programmes situés en périphérie des grandes villes, bénéficiant d’infrastructures et de prix plus accessibles, pourraient jouer un rôle clé dans la relance du neuf en 2025.
Vers une reprise progressive en 2025 ?
Après une année 2023 marquée par l’attentisme, 2024 s’est imposée comme unepériode de transition pour le marché immobilier. Si le volume de transactions a reculé et que la location reste sous tension, plusieurs signaux laissent entrevoir une reprise progressive dès 2025.
🔍Facteurs clés à surveiller pour la reprise du marché immobilier en 2025 :
■ Nouvelle baisse des taux de crédit, facilitant l’accès à la propriété.
■ Stabilisation des prix de l’immobilier, redonnant du pouvoir d’achat aux ménages.
■ Attentes autour desmesures gouvernementales, notamment pour soutenir la construction neuve et le marché locatif.
Le marché immobilier pourrait donc entamer un nouveau cycle en 2025, porté par des conditions de financement plus favorables et des ajustements structurels. Reste à voir si ces tendances se confirmeront et si les professionnels sauront saisir les opportunités qui s’annoncent.